CAMIN LARREDYA

Depuis qu’il a prématurément repris les rênes de ce petit domaine familial, en 1988, suite au décès de son père, Jean-Marc, alors âgé d’à peine 20 ans, n’a eu de cesse, au côté de sa mère Jany, de montrer à quel point les terroirs de Jurançon sont capables de produire parmi les meilleurs blancs de France, bien sûr en moelleux mais aussi en sec. Conscient de l’extraordinaire potentiel de ces terroirs de coteaux, longtemps consacrés à d’autres cultures que la vigne, Jean-Marc poursuit dès lors un énorme travail de replantation et de revalorisation des sols, entamé par son père dès les années 1970. Après avoir rapidement décidé de se retirer de la coopérative locale, démarre alors l’époque des grands travaux de replantation des cépages autochtones, en sélection massale : petits et gros manseng bien sûr, mais aussi des cépages moins courants comme le petit courbu ou le camaralet. En véritable homme de terroir, Jean-Marc adopte aussi rapidement les principes d’une culture biologique et, plus globalement, d’une approche centrée sur la santé du sol et la vitalité de la vigne. C’est véritablement en jardiniers que Jean-Marc et sa petite équipe soignent chaque pied de vigne pour qu’il donne le raisin parfait, celui capable d’exprimer avec sincérité et équilibre toutes les qualités de son terroir.